Secteur extractif : Ngagne Demba Touré souligne une faible création d’emplois
Le secteur extractif sénégalais représente 4 % du produit intérieur brut (PIB) et crée seulement 0,16 % d’emplois. Cependant, il contribue pour près de 30 % des exportations du pays et 9 % des recettes publiques. Des chiffres révélés par le directeur général de la Société des mines du Sénégal (Somisen), Ngagne Demba Touré.
Pour
inverser cette tendance, la Somisen a signé, ce jeudi 27 février 2025,
une convention avec l’École nationale supérieure des mines et de la
géologie (Ensmg) afin de pouvoir « compter sur l’expertise nationale ».
Un partenariat qui mise, entre autres, sur la promotion d’une
exploitation des ressources orientées vers les priorités économiques du
pays.
En
effet, pour Ngagne Demba Touré, « l’enjeu principal de cette convention
historique est de lier le monde académique de la géologie et des mines à
son monde professionnel. Il s’agit de faire la transition de la science
vers l’industrie, de l’école vers l’entreprise, de la théorie vers la
pratique. L’ambition de souveraineté serait naturellement compromise, si
l’État ne se donne pas les moyens de bien connaître son potentiel
géologique, de cartographier ses ressources et de promouvoir une
exploitation de ses ressources orientées vers ses priorités économiques
et dirigées vers ses intérêts stratégiques ».
La Somisen entend ainsi se positionner grâce à la formation, la recherche et l’innovation dans la conduite des opérations minières.
Cette
convention est principalement basée sur quatre axes que sont «
l’élaboration et la réalisation de programmes d’identification et de
développement d’actifs géologiques et miniers pour la Somisen » ; «
l’appui à la formation et insertion pour les étudiants de l’Ensmg et
pour le personnel technique de la Somisen » ; « le développement
conjoint de programmes de recherche contractuels sur des thématiques
conformes aux missions de la Somisen » et « la mise en œuvre de toutes
formes d’activités de promotion susceptibles de valoriser leur structure
et leur personnel et d’informer sur leurs réalisations ».
Il
s’agit, pour la Somisen, de relever un premier défi de maîtriser le
potentiel géologique du pays, afin de « défendre nos intérêts
stratégiques dans un monde où les mutations vont rapidement aujourd’hui
dans le cadre de la transition énergétique », a déclaré M. Touré.
La principale mission de la Société des mines du Sénégal étant de gérer les intérêts de l’État du Sénégal dans les entreprises minières, le directeur de l’École nationale supérieure des mines et de la géologie, professeur Mouhamadane Diène assure que les deux structures vont « mutualiser (leurs) efforts pour concrétiser cette action ».
En ce sens, le Pr. Diène « prend l’engagement que l’École nationale supérieure des mines et de la géologie sera aux côtés de la Somisen pour l’atteinte de ses missions avec une grande satisfaction pour le peuple sénégalais, mais aussi dans le cadre de la Vision du Sénégal 2050 ».