Lutte contre la corruption : le Sénégal veut passer une autre échelle
L’Office national de
Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) cherche à passer à une
autre échelle dans la lutte contre le fléau. Il est dans le processus de
mise en œuvre d’une Stratégie nationale de lutte contre la Corruption
(SNLCC). Celle-ci aura pour objectif principal de combattre la
corruption et de contribuer au développement durable et inclusif du
Sénégal. C’est ainsi que les participants à cette réflexion se
pencheront sur l’amélioration des cadres juridique et institutionnel de
lutte contre la corruption, la gouvernance et la coordination des
interventions en matière de lutte contre la corruption. « L’objectif de
cette session est d’échanger avec les différentes parties prenantes sur
l’état de mise en œuvre de la SNLCC sur l’année 2022 en termes
d’activités réalisées, d’acquis, de défis et de contraintes rencontrées
en vue d’identifier des perspectives d’ajustement éventuel pour les
années à venir’’, a signifié Bassirou Guèye.
Selon,
ce dernier, il s’agit de faire le point sur la situation d’exécution
des activités planifiées sur la période, de consolider les résultats de
l’analyse, à travers les trois axes de la SNLCC. Il sera question
d’identifier les contraintes par les différents partenaires d’exécution,
de formuler des propositions et d’actualiser la planification 2023 de
la SNLCC.
Le
Sénégal s’ inscrit dans une politique de gestion vertueuse de ses
ressources publiques. Il fait de la lutte contre la corruption sa
priorité. Il a ainsi signé le protocole additionnel de la Communauté
Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en 2001, la
Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la
corruption en 2003 ; la Convention des Nations Unies Contre la
Corruption en 2005. Mieux, il a adopté la loi n° 2012-30 du 28 décembre
2012 qui crée l’Office national de Lutte contre la Fraude et la
Corruption (OFNAC).
« Depuis
2012, le Sénégal a fait de la lutte contre la corruption la priorité de
ses priorités et c’est dans ce cadre-là que des institutions comme
l’Ofnac ont été créées. Et en 2020, le Président de la République Macky
Sall a ordonné l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre
la corruption qui a regroupé autour d’une table tous les acteurs qui
interviennent dans la lutte contre la corruption aussi bien les acteurs
étatiques que les acteurs non étatiques notamment la société civile, les
ordres professionnels, les associations de patron, les associations
d’employeurs et tout le monde. La stratégie a été adoptée et adossée à
un plan quinquennal 2020-2024 et qui avait essentiellement trois
objectifs », explique Bassirou Guèye, président de l’Ofnac.
Un fléau qui n’épargne aucun pays
Notons
que la corruption gangrène toutes les sociétés. C’est un mal profond
qui sévit dans les sociétés en général, et particulièrement au niveau
des secteurs névralgiques de l’activité économique. Elle compromet
l’économie, sape la confiance que les citoyens ont de leurs dirigeants
et de leurs institutions. Elle se manifeste sous de multiples facettes
allant des dessous-de-table, en passant par les détournements des
ressources publiques. En effet, elle demeure une réelle entrave à la
bonne gouvernance et n’épargne aucun pays.