Plus de 60 prisonniers s’échappent de la prison libanaise

Plus de 60 prisonniers s’échappent de la prison libanaise

Plus de 60 prisonniers s’échappent de la prison libanaise

Cinq d’entre eux ont été tués lorsque leur voiture a heurté un arbre alors qu’ils étaient poursuivis

Des membres de la police libanaise se rassemblent devant la prison de Baabda, au Liban.  Reuters

Cinq prisonniers en fuite sont morts samedi lorsque leur voiture a heurté un arbre après que plus de 60 détenus se soient évadés d’un centre de détention libanais à l’extérieur de la capitale Beyrouth, ont annoncé les Forces de sécurité intérieure (FSI) libanaises dans un communiqué.

Le communiqué de l’ISF n’a pas précisé comment les 69 prisonniers s’étaient évadés de l’établissement, qui, selon une source de sécurité, contient des détenus en détention provisoire et fait partie de la prison du district de Baabda, près de Beyrouth.

Le président Michel Aoun a été informé par le ministre de l’Intérieur par intérim de l’évasion et a ordonné que les opérations de recherche soient intensifiées et que l’incident fasse l’objet d’une enquête, a tweeté la présidence.

‘ISF a déclaré que 15 prisonniers avaient été arrêtés tandis que quatre autres se sont rendus. Les cinq sont morts lorsqu’une voiture qu’ils ont saisie s’est écrasée dans un arbre dans ce que la déclaration a décrit comme un accident alors qu’un prisonnier a été blessé et emmené à l’hôpital.

L’agence de presse officielle NNA a déclaré plus tôt que les prisonniers s’étaient échappés à l’aube après avoir ouvert les portes des cellules.

En avril, Amnesty International a déclaré qu’il y avait eu des émeutes dans les prisons libanaises et que des familles avaient organisé des sit-in de protestation appelant à la libération de prisonniers en raison des préoccupations concernant la propagation du Covid-19 dans les prisons surpeuplées.

Il a déclaré que si le gouvernement libanais avait pris plusieurs mesures, y compris certaines libérations, les autorités devraient accorder la priorité à la libération des prisonniers qui avaient purgé leur peine et accélérer l’examen des personnes en détention provisoire.

Le Liban est confronté à un énorme arriéré d’affaires avec un manque de juges ou de temps de justice pour juger les détenus qui – sans avocat pour essayer d’accélérer les audiences – peuvent attendre des années avant d’être condamnés. Au moment où beaucoup comparaissent devant un juge, ils ont déjà purgé plus longtemps que le temps imparti.

Les prisons sont donc surpeuplées et les experts en réforme judiciaire mettent en garde contre les risques de placer les détenus pour des délits de faible niveau aux côtés de détenus plus graves dans de mauvaises conditions.

En 2015, l’armée libanaise est entrée pour rétablir l’ordre dans la célèbre prison de Roumieh où des centaines de détenus dangereux avaient effectivement pris le contrôle de l’une des ailes et même dirigé des centres de commandement pour des groupes terroristes en Syrie et au Liban.

Les autorités ont intercepté des appels téléphoniques et ont découvert qu’un double attentat-suicide dans un café du nord du Liban à Tripoli au début de janvier 2015 avait été dirigé par l’une des salles d’opérations à l’intérieur de Roumieh.

Thierno

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